On considère Simple Plan comme le prochain Sum41? Pourquoi? Parce que Pierre, Chuck, Jeff, David et Seb n'ont absolument rien à envier aux quatre rigolos du très populaire groupe torontois. De plus, les cinq musiciens de Simple Plan ont grandi soit à Montréal, soit à Laval! Rencontre avec des garçons bien de chez nous.
Comment l'aventure Simple Plan a-t-elle commencé?
Pierre: Eh bien, Chuck, David et moi, on faisait partie du groupe punk Reset auparavant. Après avoir enregistré deux albums, on a décidé de pousser notre musique plus loin, d'explorer de nouvelles avenues. Alors, on a recruté Seb et Jeff et on a commencé à se chercher un contrat auprès d'une maison de disques américaines.
Chuck: On a d'abord pensé se concentrer sur les maisons de disques du Québec et du Canada, mais on tenait vraiment à s'essayer aux États-Unis étant donné qu'on est capables de chanter aussi bien en anglais qu'en français.
Il faut dire que, grâce aux récents succès de Sum41 et de Nickelback, nos voisins du Sud s'intéressent de plus en plus aux groupes d'ici...
Chuck: Oui. D'ailleurs, le Québec a toujours été la terre promise du punk en Amérique du Nord. Ça les Américains le savent très bien. Alors, on a tenté notre chance... et un employé de Lava (compagnie affiliée à Warner qui soutient notamment Kid Rock, Sugar Ray et Bif Naked) nous a contactés après nous avoir vus en spectacle.
La chanson I'm just a kid et son clip vous ont donné un bon coup de pouce pour la promotion de l'album No pads, no helmets... Just balls. Ce morceau fait partie intégrante d'un film, n'est-ce pas?
David: Oui. Le film s'intitule The new guy et met en vedette DJ Qualls (qui n'est pas un DJ, mais un acteur!) et Eliza Dushku. Ils ont tous deux accepté d'apparaître dans notre premier clip, celui pour I'm just a kid. Ils sont très coopératifs et très gentils.
Chuck: Eliza est une de nos fans. Elle nous a envoyé un courriel pour nous dire à quel point elle apprécie notre musique.
Et vous, vous êtes les fans de qui?
Tous ensemble: De Good Charlotte, American Hi-Fi, Jimmy Eat World, Face to Face, Sum41, Green Day, Strung Out, Lagwagon, Goldfinger, No Use For a Name, Sugar Ray, No Doubt, New Found Glory et beaucoup, beacoup d'autres!
Chuck, ton vrai nom est Charles Comeau et tu as déjà travaillé comme journaliste à l'hebdo culturel montréalais Voir. Qu'est-ce que ça t'a fait de passer du journalisme à la musique?
Chuck: Eh bien, avant même de ouvrir la scène punk montréalaise pour Voir, j'étais musicien. Alors, ce n'est vraiment pas nouveau pour moi. Le fait d'avoir de l'expérience dans les deux domaines me permet de voir les deux côtés de la médaille, de comprendre le travail de ceux qui, comme toi, me posent des questions et de dire que pour rien au monde je ne retournerai travailler comme journaliste!(Rires)
Quel est le but ultime de Simple Plan?
Jeff: Faire ce métier le plus longtemps possible, même si nos parents pensaient encore récemment que notre musique ne serait qu'un passe-temps, un trip d'adolescents. Désolé, maman, mais je veux jouer de la guitare pour le reste de mes jours